mercredi 13 août 2008

Le long temps

Je trouve que le temps file cet été. J'suis super occupée, je me promène d'une région à l'autre de la province. Cette semaine c'est Charlevoix, un chalet, avec mes plus vieilles amies. Ma gang du secondaire. Une fin de semaine de filles, bonnes bouffes, bons vins, jeux, spa, ballades. Ça va me faire un bien immense.

Cette semaine le temps est trop long. J'voudrais déjà être partie, les journées s'étirent au boulot... Vite vite qu'arrive demain!!!

mardi 12 août 2008

Micky

Visite de mon petit frère ce week end. Il a toujours été spécial. Depuis qu'il est tout petit il nous a donné des signes de ses différences. Je me souviens de son plâtre, à même pas un an, qu'il avait fracassé à force de frapper sur les meubles. De ses crises violentes et interminables, le soir, juste avant le dodo. Je veux mon biberon, je ne veux plus mon biberon, je veux mon biberon, je garroche mon biberon et vous voulez même pas imaginer le temps que ça durait. Je me souviens de plusieurs centres de la petite enfance qui l'ont explusé, parce qu'il était agressif avec les autres enfants. Je me souviens d'avoir eu honte dans les jeux au McDo parce qu'il frappait. Aussi de l'avoir vu se rouler par terre parce qu'il ne restait plus de place au cinéma un après-midi où on allait voir le Grinch. Tous les coups il les a fait. Je me souviens d'avoir entendu mon père menacer d'une famille d'accueil parce que lui et sa conjointe étaient à bout. Je me souviens aussi d'avoir vu des mains d'adulte frapper, à bout d'autres ressources.

Éventuellement en cours de primaire on a posé un diagnostic. Trouble de l'attention avec hyperactivité. Ouvrez le DSM IV, lisez la définition, c'est lui. Bon on dit que seulement quelques critères sont nécessaires pour poser le diagnostic, il les a tous. Depuis quelques années, il prend de la médication. Ça aide à contrôler son impulsivité. Il est beaucoup plus agréable et peut se faire et garder des amis. Ça reste un petit bonhomme qui demande énormément d'attention, un cadre bien clair et beaucoup beaucoup d'amour. Se faire détester, il sait exactement comment. Mais moi je peux pas. J'suis sa grande soeur, il m'adore littéralement et je le lui rends bien. Même quand c'est difficile. Osez toucher à un de ses cheveux juste pour voir...

En fin de semaine c'était la première fois que je l'avais avec moi pour si longtemps, pas de parents. C'était jamais arrivé, à cause de la distance et du contexte familial. Habituellement, on se voit chez mon père. Je ne fais pas ou peu de discipline, je deviens un jouet pour le temps que je suis là et on fait à peu près tout ce qu'il veut. Je n'ai pas de responsabilité vis-à-vis de lui. Là c'était différent. Là c'était moi qui posait le cadre. On a eu une fin de semaine bien remplie, on a pu profiter du soleil. Mais ça m'a permis de constater une foule de choses. Comment il semble peu habitué à rencontrer de l'opposition. Comment, confronté à une difficulté, il s'effondre plutôt que de fournir l'effort nécessaire. Comment ça se fait donc que je ne connais pas sa sorte de pizza préférée? Comment il est calé en sports et intéressé par presque tout ce qu'on peut voir de ce qui se passe en Chine actuellement. Comment il peut être affectueux et attentionné aussi, me laissant dormir une petite heure de plus le matin, entre 6 et 7h. Comment il ne retient que le négatif du déroulement d'une activité et comment il peut chialer sans cesse! Comment il a encore le même rire, parfois, que quand il était tout petit. Comment il peut ressembler à mon père, par ses propos, par sa posture.

Desfois j'ai l'impression que ses parents ont lâché prise. Qu'ils ont cédé, souvent, dans des moments stratégiques où il aurait eu besoin du cadre et de l'autorité rassurante d'un parent solide. D'un autre côté, j'ai passé 48 heures avec lui qui m'ont épuisée. Comment on fait pour être solide pendant 11 ans? Mais si ça avait été comme ça, est-ce que j'aurais le même petit frère? Si j'avais pu être plus présente, lui faire voir autre chose, l'aider à dépasser ses limites, doucement, est-ce qu'il serait plus tenace aujourd'hui? Plus agréable? Quel genre d'adulte il va devenir?

J'ai toujours refusé de me culpabiliser de mon absence auprès de lui, la cause principale de tout ça étant un conflit qui a duré longtemps avec mon père. Une période pendant laquelle nous n'avons eu aucun contact. Et où je me demandais bien comment grandissait mon petit frère, sachant que je lui manquais beaucoup. Je me disais que mon père de toutes façons avait une grande part de responsabilité dans tout ça, même si j'étais adulte, c'était lui le parent. Avec le bilan que je fais de ma fin de semaine avec Micky, la culpabilité se repointe le bout du nez et ça me tue.

lundi 11 août 2008

C'est quoi la vraie Chine?

Ça y est... la folie des Olympiques est débutée officiellement depuis vendredi. Ça fait des mois qu'on parle de la Chine, de la situation politique, des droits de l'homme, de la réaction tardive du gouvernement suite au tremblement de terre pour venir en aide aux victimes dans le Sichuan. Des mois qu'on critique, qu'on parle de boycott des Jeux, qu'on demande aux athlètes de prendre position, de faire des gestes d'éclat pour manifester leur désaccord par rapport à la politique répressive du pays hôte. Encore plus longtemps qu'on est au fait de la difficulté d'avoir accès à de l'information en Chine et surtout d'en diffuser à partir de là-bas. Ça fait longtemps, donc, que nos médias nous dressent un portrait plutôt triste de la prochaine première puissance mondiale.

Vendredi midi, j'écoutais François Paradis. Je l'écoute vraiment juste quand j'ai un peu d'agressivité à passer, il fournit toujours l'étincelle qu'il faut pour que je passe cette énergie de façon... critique disons. Il parlait de la Chine et des Jeux, évidemment, sujet du jour incontournable. Et il était en visioconférence avec un Québécois installé en Chine depuis quelques années. Le contenu principal de leur discussion : c'est pas si pire que ça, les gens ont des droits en Chine, y'a pas de smog en Chine, en tous cas pas plus que dans une grande ville ici, toutes proportions gardées.

Ces propos suscitent plusieurs questions. Est-ce que nos médias nous font paniquer (pour rien)? Est-ce que une fois à l'intérieur du pays on devient désinformé à ce point? Est-ce que le fait de mettre les pieds en Chine abaisse nos standards? Possiblement qu'avec le boom économique que le pays connaît, ça bouscule les classes et que les moyens et les riches des villes s'en sortent plutôt bien. Reste que je ne voudrais pas avoir grandi là-bas dans un orphelinat en campagne, pour ensuite à mes quatorze ans être mise dehors de la place et devoir faire mon chemin jusqu'à la ville en me prostituant pour avoir de quoi manger.

vendredi 8 août 2008

Une date mythique

Le 8 du 8 1988. C'est la date du décès de Félix Leclerc, un des plus grands paroliers et auteur-compositeur-interprète que le Québec aura connu. J'étais toute petite, même pas 7 ans, et pourtant je m'en souviens. Ça fait 20 ans aujourd'hui.

Branchez vous!

Ces temps-ci il fait tellement pas beau jamais qu'on prévoit un peu les activités en conséquence en fonction de ce qu'on annonce. Y'a des choses qui sont figées dans le béton, prévues depuis des mois (La bouette) ou à l'horaire régulier (le bateau-dragon) et je participe quand même, beau temps mauvais temps, températures extrêmes exceptées bien sûr.

Hier on annonçait des orages violents en fin de journée chez moi, et dans ces conditions on ne rame pas. Je m'étais en cours de journée "mindée" à la très forte probabilité que ça ne vaille même pas la peine que je me rende sur le site d'entraînement et avais dans ma tête réorganisé mon programme. Mais non! Hier en fin d'après-midi, beau gros chaud soleil daigne se pointer. Aucune bonne excuse donc de manquer l'entraînement. J'aurais dû être contente d'y aller mais j'étais juste contrariée que la météo change mon plan.

En fin de semaine je reçois chez moi mon petit demi-frère de 11 ans pour la première fois en visite. Je veux l'amener jouer dehors autant que possible et on a planifié d'aller éventuellement à Arbre Aventure demain. Jusqu'à ce matin on annonçait beau pour demain. Là je regarde la météo et il va pleuvoir apparemment... On fait quoi?

Si vous voulez pleuvoir vous avez beau, mais changez pas d'idée par exemple.

mercredi 6 août 2008

La bouette tombe à l'eau

Depuis l'an dernier, on est en train d'instaurer une tradition familiale qui constitue en une fin de semaine de camping à Trois-Pistoles avec pour point culminant Le sentier de la bouette. Cette activité de plein air qui nous donne l'impression quelques heures de déjouer les éléments a lieu une fois par an, au mois d'août, et permet de relier à pied l'Isle-Verte, sur la rive sud à l'est de Rivière-du-Loup à l'île Verte, de l'autre côté de l'île Ronde, à environ 4 kilomètres de la rive en marchant dans le chenal. Le début de la traversée se fait sur un sol très spongieux. Gare à où vous mettez les pieds, sous peine de vous retrouver calés dans la bouette jusqu'aux genoux. Ensuite, c'est plus argileux et on repère les touffes d'herbe pour se garder à la surface, ou on adopte le style coup de patin pour glisser sur la glaise. On rejoint finalement l'eau et la marche se fait plus confortable, le fond étant surtout caillouteux. Au pire de la traversée, on marche dans 3 pieds d'eau à 8 degrés mais sur de courtes distances. On atteint la rive-sud de l'ile après avoir fait une pause sur l'île Ronde à mi-chemin. Sur l'île, on passe l'après-midi, il y a plusieurs trucs à visiter, le phare entre autres et juste se promener à pieds ça fait une belle ballade. Le retour se fait à marée haute, en bateau, à l'endroit même où on marchait quelques heures plus tôt.

L'activité se fait depuis 1989, lors d'une grande marée. Ce phénomène se produit deux fois durant un cycle lunaire, à la nouvelle et à la pleine lune. L'alignement de notre satellite avec le soleil augmente l'attraction créée sur les eaux et augmente l'amplitude de la marée, ce qui permet la traversée à pied. Autrefois, les insulaires profitaient de ce phénomène pour faire traverser du bétail entre autres.

Cette année, pour la première fois depuis 20 ans, la traversée a été annulée en raison des conditions météo. Le fleuve refusait de se retirer en raison des forts vents. Il faisait très froid ce matin-là, 7 degrés au bord de l'eau. Y'a juste le beau-père qui était toujours prêt à partir le matin même, le reste du groupe, on avait décidé qu'il faisait trop froid de toutes façons et on avait peur de mourir d'hypothermie sur l'île avant de reprendre le bateau.

Meilleure chance l'an prochain.

vendredi 1 août 2008

Facho

L'air climatisé a pris congé aujourd'hui. Je m'en vais courir après un p'tit bonhomme de 2 ans et demi. Yé.