jeudi 28 août 2008
François Paradis je t'aime
Ben en tous cas un peu plus qu'avant hier. Avant hier j'avais l'impression que tu contribuais à semer la panique peu importe le sujet abordé. Depuis hier, j'ai foi en ton potentiel à contribuer à éteindre des feux. Deux midis que tu parles avec tes invités de la folie de la listériose, DANS LE BUT DE RASSURER LA POPULATION!!! Avec un médecin en ligne, des réponses pertinentes, les listes des produits ciblés, des entrevues avec des entreprises qui vendent ces produits... Wow... on progresse ici. Reste bien quelques questions biaisées qui me font froncer les sourcils, mais tu peux pas être parfait du jour au lendemain!
mardi 26 août 2008
Lettre ouverte à deux comiques
J'écoutais la radio en revenant du travail cet après-midi. Et vous racontiez quelque chose de bien intéressant sur l'anniversaire de la plus grosse explosion au monde de mémoire d'homme. C'était il y a 125 ans dans l'océan Indien. Le volcan Krakatoa a explosé, projetant l'équivalent de 20 kilomètres cubes de matière en l'air. J'étais toute contente d'entendre quelque chose d'intelligent sur ces ondes, à cette heure. Je ne peux pas dire que votre humour touche une corde sensible chez moi. Mais ma joie fut de courte durée, car l'un d'entre vous s'est empressé d'ajouter que 20 kilomètres cubes, c'était 20 kilomètres par 20 kilomètres par 20 kilomètres. Sortez vos livres de maths ça presse!!!!! Ça fait 8000 km à la 3 ça! Si un cube faisait 20 kilomètres cubes, il aurait une arête de 2,71 km. Ça fait encore pas mal de garnotte, mais c'est 2900 fois moins que ce que vous annonciez!!!
Ça m'énarve entendre des faussetés dans les médias...
Ça m'énarve entendre des faussetés dans les médias...
eille t'as l'air ortho!
Première journée officiellement dans le monde de l'enseignement aujourd'hui... Finalement toutes les ambiguïtés de la semaine dernière se sont clarifiées. Va falloir que je me fasse à l'idée que tout va s'arranger à la dernière minute et que je laisse un peu aller les choses.
Je n'ai pas un rôle très compliqué dans le labo... je réponds aux questions, observe les étudiants, replace des mains, corrige les techniques. C'est du contenu que je connais très bien et je n'ai pratiquement aucune préparation à faire. Yé. Je me suis sentie utile et j'ai trouvé ma place rapidement.
Je risque d'être un peu plus impliquée vers la fin septembre où je donnerai la prosection du tronc. Démonstration d'anatomie humaine sur un cadavre. C'était pas mon sport préféré au bac... mais ça sera une bonne révision pour moi aussi et ça ne revient qu'une fois dans l'année. Je crois que je dois participer à développer le contenu aussi.
Mon choc du jour : j'ai entendu une étudiante dire à une autre que de la façon dont elle bougeait "elle avait l'air ortho", déficiente à ce que j'ai cru voir... Je savais que c'était une expression que "les jeunes d'aujourd'hui" utilisent... mais je pensais plus à ceux de l'âge de mon petit frère de 11 ans, pas à des étudiants universitaires... Je ne fais vraiment plus partie de la gang et suis maintenant officiellement une vieille croûte.
Je n'ai pas un rôle très compliqué dans le labo... je réponds aux questions, observe les étudiants, replace des mains, corrige les techniques. C'est du contenu que je connais très bien et je n'ai pratiquement aucune préparation à faire. Yé. Je me suis sentie utile et j'ai trouvé ma place rapidement.
Je risque d'être un peu plus impliquée vers la fin septembre où je donnerai la prosection du tronc. Démonstration d'anatomie humaine sur un cadavre. C'était pas mon sport préféré au bac... mais ça sera une bonne révision pour moi aussi et ça ne revient qu'une fois dans l'année. Je crois que je dois participer à développer le contenu aussi.
Mon choc du jour : j'ai entendu une étudiante dire à une autre que de la façon dont elle bougeait "elle avait l'air ortho", déficiente à ce que j'ai cru voir... Je savais que c'était une expression que "les jeunes d'aujourd'hui" utilisent... mais je pensais plus à ceux de l'âge de mon petit frère de 11 ans, pas à des étudiants universitaires... Je ne fais vraiment plus partie de la gang et suis maintenant officiellement une vieille croûte.
samedi 23 août 2008
Intolérance à l'incompétence
Journée de compétition à la maison aujourd'hui. Généralement c'est une journée plus tranquille, pas de route, on connaît les aires, le parcours, ça réduit le stress un peu veut veut pas. En plus aujourd'hui, gros soleil, ce qui n'est pas habituel pour cet événement.
Malheureusement, ça n'était pas suffisant pour que la journée soit un succès total et elle a été empreinte de diverses frustrations. Suite à la première course ce matin, Sara me dit, juste en passant devant le pavillon, que j'ai été demandée au haut-parleur. (oh!) J'entre et dans le hall, deux membres d'une autre équipe de Sherbrooke sont littéralement sur le carreau, étourdissements, maux de coeur, faiblesse, chaud, froid, nommez-les. On a appelé Nounou mélou à la rescousse. J'ai bien passé une heure avec eux, pour m'assurer qu'ils prenaient du mieux, tranquillement. Mais où étaient donc ceux qui auraient dû faire ça? Comment ça se fait que personne n'était attitré aux premiers soins sur terre?
Suite à cette première course, plutôt satisfaits de notre victoire en 2 minutes 13 sur 500 mètres, on compare les temps et on remarque que la vague précédente a fait des temps d'environ 5 secondes plus courts. Étant donné que les temps et non les rangs comptent pour nous classer dans les finales, c'est déjà un peu préoccupant. Est-ce que le chrono est juste?
Passe la journée... On fait un 200 mètres plutôt moyen, laissant même passer une autre équipe de Sherbrooke, moins expérimentée, devant nous... un peu choquant. On sait très bien qu'on n'est pas à notre meilleur.
Ensuite la blind race, un concept unique à la compé de Sherbrooke. Une course bonus où on rame les yeux fermés. Un coût supplémentaire est exigé aux équipes pour participer à cette course et les profits vont à un organisme de la région qui supporte les déficients visuels. Les yeux fermés, on a fait la course les yeux fermés dans un temps équivalent à celle les yeux ouverts... encore-là... avec le recul, c'est louche.
Les temps cumulés nous placent au 9 ème rang, on fait donc la finale C. La course se déroule bien, même qu'on la gagne... en 2 minutes 36!!!! Ça n'a aucun sens! On n'a jamais fait temps si pourri sur cette distance. C'est un résultat de course de survivantes de cancer alors qu'on est une équipe mixte et plutôt jeune..... Impossible.
Durant la finale, j'ai ramé à gauche. Ça n'est pas mon côté. Je peux le faire, mais je me sens vraiment moins forte et efficace dans l'eau, sans être une nuisance toutefois. Le mouvement est vraiment asymétrique et c'est loin d'être banal que de changer de côté. Mais on manquait de rameurs gauchers et j'ai été désignée. Je ramais derrière un équipier qui a sensiblement la même expérience que moi. En bateau, mon mouvement n'est pas parfait. Je le sais, je travaille dessus. Mais je pense qu'une de mes forces est de pouvoir ramer en synchro avec les strokes, le premier banc devant. Ce sont eux qui déterminent le rythme. La force d'un bon bateau, c'est justement de pouvoir ramer le plus ensemble possible. La clé c'est d'unir les forces de 20 personnes pour pouvoir soulever et propulser l'embarcation qui pèse bien 2 tonnes avec nous tous assis dedans. Faire ça tout seul c'est impossible, et la somme de nos forces ensemble est bien supérieure.
Je ramais donc derrière un coéquipier qui depuis 3 étés entend la même rengaine que moi aux entraînements. Et pourtant, j'ai dû bûcher dans sa rame plus de 10 fois pendant la course. Parce qu'il était en avance. Je catchais (entrée à l'eau) alors qu'il terminait sa compression (phase dans l'eau). Ça ne m'arrive jamais, littéralement, jamais. Probablement qu'il suivait le rameur juste devant lui, j'sais pas. Je regardais Mouvimax, loin devant, et mon bras descendait en même temps que le sien. C'était tellement flagrant et frustrant... pour que j'en vienne à me fâcher et crier dans le bateau en course, ceux qui me connaissent pour vrai vont comprendre ce que je veux dire.
En tous cas. Avec tout ça, les temps qui n'ont pas de sens, l'organisation qui boite par endroit, ma frustration personnelle de la finale d'être moi-même pas à mon meilleur et de constater aussi que la chaîne est aussi forte que son maillon le plus faible, ça finit par faire une victoire en finale C avec une saveur plutôt amère.
Et si les temps de la finale n'avaient pas de sens, est-ce qu'on a seulement eu des résultats de course fidèles à la réalité tout au long de la journée? Est-ce qu'on aurait dû se retrouver en finale B? Pourquoi pas la A? Peut-être qu'on aurait pu terminer la journée avec une médaille au cou, à la maison.
Edit : On a décidé dernièrement qu'on pouvait gagner, et qu'on est prêts à penser autrement et faire les efforts nécessaires pour que ça se réalise, en équipe. On n'a pas l'intention de sélectionner de rameurs, et tous on le fait avant tout pour le plaisir. Est-ce que c'est compatible avec nos aspirations?
Malheureusement, ça n'était pas suffisant pour que la journée soit un succès total et elle a été empreinte de diverses frustrations. Suite à la première course ce matin, Sara me dit, juste en passant devant le pavillon, que j'ai été demandée au haut-parleur. (oh!) J'entre et dans le hall, deux membres d'une autre équipe de Sherbrooke sont littéralement sur le carreau, étourdissements, maux de coeur, faiblesse, chaud, froid, nommez-les. On a appelé Nounou mélou à la rescousse. J'ai bien passé une heure avec eux, pour m'assurer qu'ils prenaient du mieux, tranquillement. Mais où étaient donc ceux qui auraient dû faire ça? Comment ça se fait que personne n'était attitré aux premiers soins sur terre?
Suite à cette première course, plutôt satisfaits de notre victoire en 2 minutes 13 sur 500 mètres, on compare les temps et on remarque que la vague précédente a fait des temps d'environ 5 secondes plus courts. Étant donné que les temps et non les rangs comptent pour nous classer dans les finales, c'est déjà un peu préoccupant. Est-ce que le chrono est juste?
Passe la journée... On fait un 200 mètres plutôt moyen, laissant même passer une autre équipe de Sherbrooke, moins expérimentée, devant nous... un peu choquant. On sait très bien qu'on n'est pas à notre meilleur.
Ensuite la blind race, un concept unique à la compé de Sherbrooke. Une course bonus où on rame les yeux fermés. Un coût supplémentaire est exigé aux équipes pour participer à cette course et les profits vont à un organisme de la région qui supporte les déficients visuels. Les yeux fermés, on a fait la course les yeux fermés dans un temps équivalent à celle les yeux ouverts... encore-là... avec le recul, c'est louche.
Les temps cumulés nous placent au 9 ème rang, on fait donc la finale C. La course se déroule bien, même qu'on la gagne... en 2 minutes 36!!!! Ça n'a aucun sens! On n'a jamais fait temps si pourri sur cette distance. C'est un résultat de course de survivantes de cancer alors qu'on est une équipe mixte et plutôt jeune..... Impossible.
Durant la finale, j'ai ramé à gauche. Ça n'est pas mon côté. Je peux le faire, mais je me sens vraiment moins forte et efficace dans l'eau, sans être une nuisance toutefois. Le mouvement est vraiment asymétrique et c'est loin d'être banal que de changer de côté. Mais on manquait de rameurs gauchers et j'ai été désignée. Je ramais derrière un équipier qui a sensiblement la même expérience que moi. En bateau, mon mouvement n'est pas parfait. Je le sais, je travaille dessus. Mais je pense qu'une de mes forces est de pouvoir ramer en synchro avec les strokes, le premier banc devant. Ce sont eux qui déterminent le rythme. La force d'un bon bateau, c'est justement de pouvoir ramer le plus ensemble possible. La clé c'est d'unir les forces de 20 personnes pour pouvoir soulever et propulser l'embarcation qui pèse bien 2 tonnes avec nous tous assis dedans. Faire ça tout seul c'est impossible, et la somme de nos forces ensemble est bien supérieure.
Je ramais donc derrière un coéquipier qui depuis 3 étés entend la même rengaine que moi aux entraînements. Et pourtant, j'ai dû bûcher dans sa rame plus de 10 fois pendant la course. Parce qu'il était en avance. Je catchais (entrée à l'eau) alors qu'il terminait sa compression (phase dans l'eau). Ça ne m'arrive jamais, littéralement, jamais. Probablement qu'il suivait le rameur juste devant lui, j'sais pas. Je regardais Mouvimax, loin devant, et mon bras descendait en même temps que le sien. C'était tellement flagrant et frustrant... pour que j'en vienne à me fâcher et crier dans le bateau en course, ceux qui me connaissent pour vrai vont comprendre ce que je veux dire.
En tous cas. Avec tout ça, les temps qui n'ont pas de sens, l'organisation qui boite par endroit, ma frustration personnelle de la finale d'être moi-même pas à mon meilleur et de constater aussi que la chaîne est aussi forte que son maillon le plus faible, ça finit par faire une victoire en finale C avec une saveur plutôt amère.
Et si les temps de la finale n'avaient pas de sens, est-ce qu'on a seulement eu des résultats de course fidèles à la réalité tout au long de la journée? Est-ce qu'on aurait dû se retrouver en finale B? Pourquoi pas la A? Peut-être qu'on aurait pu terminer la journée avec une médaille au cou, à la maison.
Edit : On a décidé dernièrement qu'on pouvait gagner, et qu'on est prêts à penser autrement et faire les efforts nécessaires pour que ça se réalise, en équipe. On n'a pas l'intention de sélectionner de rameurs, et tous on le fait avant tout pour le plaisir. Est-ce que c'est compatible avec nos aspirations?
jeudi 21 août 2008
Un cadeau d'Alex
Aujourd'hui à l'entraînement de bateau, écrit sur une gourde qui traînait. Il dit que ça me ressemble.
"You can't be lost if you don't care where you are."
Merci!
"You can't be lost if you don't care where you are."
Merci!
Respect!
Depuis janvier, j'ai la confirmation d'être engagée par un établissement scolaire pour aller enseigner dans mon domaine. En apparence, jusque là tout avait l'air de bien rouler. Depuis le début de l'été, ça va tout croche. J'ai perdu ma charge de cours à cause de raisons administratives louches qui ne cadrent pas avec les valeurs que l'établissement défend. On m'a réassignée à un autre cours, moins intéressant pour moi de par son sujet et de par sa paye.
J'ai attendu pendant la fin juillet et le début août de l'information sur les modalités, les rencontres à venir. Le cours commence mardi prochain. Aujourd'hui le directeur du programme me donne finalement des nouvelles et me propose une rencontre ce soir, pile pendant le dernier entraînement de bateau-dragon avant la compétition de samedi. Bonjour la dernière minute. Coup donc pensez-vous que vous allez pouvoir me barouetter à votre guise pendant l'année qui s'en vient?
J'ai attendu pendant la fin juillet et le début août de l'information sur les modalités, les rencontres à venir. Le cours commence mardi prochain. Aujourd'hui le directeur du programme me donne finalement des nouvelles et me propose une rencontre ce soir, pile pendant le dernier entraînement de bateau-dragon avant la compétition de samedi. Bonjour la dernière minute. Coup donc pensez-vous que vous allez pouvoir me barouetter à votre guise pendant l'année qui s'en vient?
mercredi 20 août 2008
Où es-tu John?
Je cherche le Loup et ne le trouve plus. J'écoute les textes, les musiques, aucune trace des mélodies accrocheuses, des rocks dépeignés, de tes histoires tantôt touchantes, parfois décadentes, souvent dérangeantes.
Même la transition Leclerc était moins pire!
Es-tu cassé?
Même la transition Leclerc était moins pire!
Es-tu cassé?
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