On venait d'embarquer dans la navette depuis l'aéroport de Varadero vers notre Hôtel de La Havane, et je m'y suis un peu sentie comme si je retrouvais une vieille amie. 13 ans déjà depuis ma seule visite... Les champs, les chèvres qu'on sait pas c'est à qui qui broutent tranquillement, les odeurs, les montagnes au loin, les hommes, les femmes de la place, la langue qui chante. Ça m'a émue comme je ne m'y attendais pas.
Cuba ça a été plein de contrastes... des bâtisses restaurées voisines de celles qu'on laisse s'effondrer. C'est le spectacle du Cabaret le Parisien, un mini-Tropicana, et celui d'un homme qu'il lui reste trois dents et sa guitare qui harcèle le touriste de sa Guantanamera pour quelques sous. C'est un peuple ouvert, avide de culture, de littérature, d'histoire, qui voudrait supporter un gouvernement qui le prive de tout. C'est aussi fuir le regard du clochard qui a faim et nourrir le chat qui traîne au restaurant. Comment on fait han pour aller là-bas et ne pas avoir l'impression de contribuer à un système pourri? On tippe, on donne un bout de pain, des cadeaux aux femmes de chambre et on se console en se disant que les gros hôtels, ça fait travailler du monde?
De nombreux Cubains cherchent par tous les moyens à quitter le pays et leur misère. Après une semaine, je me demande encore ce qui pourrait inciter quelqu'un à s'y installer.
mardi 23 février 2010
vendredi 12 février 2010
C'est moi!
Après un petit exercice fait dans le cadre du travail...
Assurance : l'assurance est similaire à la confiance en soi. En votre fort intérieur, vous savez que vous êtes capable de prendre des risques, de relever de nouveaux défis, de revendiquer ce que vous voulez et surtout d'accomplir ce que vous désirez. Vous avez également confiance en votre jugement. Vous savez que votre perception du monde est unique et, puisque personne ne voit exactement ce que vous voyez, vous savez que personne ne peut prendre de décision à votre place ou vous dire ce qu'il faut croire ou penser. Quelle que soit la situation vous semblez toujours savoir ce qu'il faut faire. Vous ne vous laissez pas facilement influencer par les arguments des autres, aussi persuasifs soient-ils.
Restaurer : Vous aimez résoudre les problèmes. Vous vous enthousiasmez à l'idée d'analyser les symptômes, d'identifier ce qui ne va pas et de trouver la solution. Peu importe si vous avez une préférence pour les problèmes pratiques, conceptuels ou personnels, particuliers, complexes ou nouveaux, ou encore ceux qui concernent une machine, une personne ou encore une entreprise, une chose demeure : vous aimez rétablir l'ordre naturel des choses.
Équité : Pour vous, l'équilibre est important et vous êtes conscient de la nécéssité de traiter tout le monde de la même façon, quel que soit le statut des personnes ou leur rang dans la société. Vous refusez un monde où certains sont injustement avantagés en raison de leurs relations et de leur milieu. Vous estimez que les gens fonctionnent bien mieux dans un environnement solide, où les règles sont claires et appliquées équitablement à tout le monde. Un environnement prévisible, équitable et juste, au sein duquel on sait à quoi s'attendre, où chacun a une chance de faire valoir sa valeur et son potentiel, de façon égale et équitable. Pour ce faire, vous définissez des règles et vous vous y tenez.
Empathie : Vous ressentez les émotions de ceux qui vous entourent comme si elle étaient les vôtres et vous êtes capable, intuitivement, de voir le monde comme les autres le voient et de partager leur vision des choses. Vous n'êtes pas forcément d'accord avec eux et vous ne vous apitoyez pas forcément sur le sort de chacun. La sympathie est différente de l'empathie. Vous n'approuvez pas forcément le choix de chacun mais vous comprenez les choses et cette faculté instinctive est puissante.
Convaincu : Vous êtes doté de convictions intérieures, de valeurs fondamentales et immuables, telles que l'altruisme, la famille, la responsabilité, la morale voire même la spiritualité. Celles-ci influencent vos comportements et donnent un sens à votre vie. Constant, vous êtes une personne sur qui l'on peut compter. Votre travail doit avoir un sens, il doit compter et il ne comptera que s'il est en harmonie avec votre système de valeur.
Assurance : l'assurance est similaire à la confiance en soi. En votre fort intérieur, vous savez que vous êtes capable de prendre des risques, de relever de nouveaux défis, de revendiquer ce que vous voulez et surtout d'accomplir ce que vous désirez. Vous avez également confiance en votre jugement. Vous savez que votre perception du monde est unique et, puisque personne ne voit exactement ce que vous voyez, vous savez que personne ne peut prendre de décision à votre place ou vous dire ce qu'il faut croire ou penser. Quelle que soit la situation vous semblez toujours savoir ce qu'il faut faire. Vous ne vous laissez pas facilement influencer par les arguments des autres, aussi persuasifs soient-ils.
Restaurer : Vous aimez résoudre les problèmes. Vous vous enthousiasmez à l'idée d'analyser les symptômes, d'identifier ce qui ne va pas et de trouver la solution. Peu importe si vous avez une préférence pour les problèmes pratiques, conceptuels ou personnels, particuliers, complexes ou nouveaux, ou encore ceux qui concernent une machine, une personne ou encore une entreprise, une chose demeure : vous aimez rétablir l'ordre naturel des choses.
Équité : Pour vous, l'équilibre est important et vous êtes conscient de la nécéssité de traiter tout le monde de la même façon, quel que soit le statut des personnes ou leur rang dans la société. Vous refusez un monde où certains sont injustement avantagés en raison de leurs relations et de leur milieu. Vous estimez que les gens fonctionnent bien mieux dans un environnement solide, où les règles sont claires et appliquées équitablement à tout le monde. Un environnement prévisible, équitable et juste, au sein duquel on sait à quoi s'attendre, où chacun a une chance de faire valoir sa valeur et son potentiel, de façon égale et équitable. Pour ce faire, vous définissez des règles et vous vous y tenez.
Empathie : Vous ressentez les émotions de ceux qui vous entourent comme si elle étaient les vôtres et vous êtes capable, intuitivement, de voir le monde comme les autres le voient et de partager leur vision des choses. Vous n'êtes pas forcément d'accord avec eux et vous ne vous apitoyez pas forcément sur le sort de chacun. La sympathie est différente de l'empathie. Vous n'approuvez pas forcément le choix de chacun mais vous comprenez les choses et cette faculté instinctive est puissante.
Convaincu : Vous êtes doté de convictions intérieures, de valeurs fondamentales et immuables, telles que l'altruisme, la famille, la responsabilité, la morale voire même la spiritualité. Celles-ci influencent vos comportements et donnent un sens à votre vie. Constant, vous êtes une personne sur qui l'on peut compter. Votre travail doit avoir un sens, il doit compter et il ne comptera que s'il est en harmonie avec votre système de valeur.
mardi 9 février 2010
L'ordre a toujours un mauvais rôle
Inspecteur, politicien de la formation continue, voleur une fois par année au moment de payer notre cotisation trop chère...
Cette fois-ci, ne manque plus que leur réponse à un courriel envoyé par l'organisme équivalent au Royaume-Uni pour que j'obtienne le droit de pratiquer là-bas.
Cette fois-ci, ne manque plus que leur réponse à un courriel envoyé par l'organisme équivalent au Royaume-Uni pour que j'obtienne le droit de pratiquer là-bas.
dimanche 31 janvier 2010
La paye des volontaires
Controverse dans les médias... Québec refuse d'assumer le salaire des médecins qui se sont envolés vers Haïti. Et je suis d'accord.
- Partir donner un coup de main à des gens qui en ont un urgent besoin sans avoir été appelé, c'est un choix.
- Les Québécois qui paient des impôts ne le font pas dans l'esprit de supporter de lointaines contrées démunies, mais bien pour supporter les services à la population locale.
- Donner à des organismes non-gouvernementaux qui sont spécialisés dans les soins de santé ou dans l'organisation et la reconstruction en temps de crise, c'est aussi un choix.
- Les divers palliers gouvernementaux se sont déjà engagé à différents niveaux à supporter Haïti.
- Les médecins ne font généralement pas partie des gens qui vivent sous le seuil de la pauvreté, ils ont à mon sens les moyens d'assumer de ne pas avoir de salaire pour la durée de leur volontariat, et pourraient aussi considérer que leur baisse de revenu fait en quelque sorte partie du "don".
- Ça ne veut pas dire que les volontaires devraient à tout prix se déplacer gratuitement, ou avec la garantie qu'on paye leurs dépenses seulement, mais je pense que si quelqu'un doit assumer ces frais, ce sont les organismes non-gouvernementaux à qui des gens donnent par choix...
- Partir donner un coup de main à des gens qui en ont un urgent besoin sans avoir été appelé, c'est un choix.
- Les Québécois qui paient des impôts ne le font pas dans l'esprit de supporter de lointaines contrées démunies, mais bien pour supporter les services à la population locale.
- Donner à des organismes non-gouvernementaux qui sont spécialisés dans les soins de santé ou dans l'organisation et la reconstruction en temps de crise, c'est aussi un choix.
- Les divers palliers gouvernementaux se sont déjà engagé à différents niveaux à supporter Haïti.
- Les médecins ne font généralement pas partie des gens qui vivent sous le seuil de la pauvreté, ils ont à mon sens les moyens d'assumer de ne pas avoir de salaire pour la durée de leur volontariat, et pourraient aussi considérer que leur baisse de revenu fait en quelque sorte partie du "don".
- Ça ne veut pas dire que les volontaires devraient à tout prix se déplacer gratuitement, ou avec la garantie qu'on paye leurs dépenses seulement, mais je pense que si quelqu'un doit assumer ces frais, ce sont les organismes non-gouvernementaux à qui des gens donnent par choix...
CV pour Haïti : done.
Mais pas sans questions. Si ça marche, ça va être dur. Et je me demande si j'ai la carcasse pour résister à ça. J'imagine qu'il faut l'essayer pour savoir...
samedi 30 janvier 2010
*pas pire réchauffée post*
Bon.
Quelques verres de vin et une grande discussion philosophique sur le sens de la vie et les injustices sociales plus tard...
Mon CV pour Haïti est prêt. Manque une révision à jeun les yeux clairs et je courrielle ça à qui de droit. (Ben non, c'est pas écrit à qui de droit sur ma lettre d'intention... ça ne se fait pas il paraît).
N'empêche, moi qui haïs me vendre, l'alcool a quelque chose de désinhibiteur qui a fait mieux couler les mots je crois. On verra ça demain!
J'me dis que plan A ou B... peu importe. Je peux encore suivre les deux pistes à la fois. Je ferai un choix plus tard s'il le faut vraiment.
Quelques verres de vin et une grande discussion philosophique sur le sens de la vie et les injustices sociales plus tard...
Mon CV pour Haïti est prêt. Manque une révision à jeun les yeux clairs et je courrielle ça à qui de droit. (Ben non, c'est pas écrit à qui de droit sur ma lettre d'intention... ça ne se fait pas il paraît).
N'empêche, moi qui haïs me vendre, l'alcool a quelque chose de désinhibiteur qui a fait mieux couler les mots je crois. On verra ça demain!
J'me dis que plan A ou B... peu importe. Je peux encore suivre les deux pistes à la fois. Je ferai un choix plus tard s'il le faut vraiment.
jeudi 28 janvier 2010
Tournée du BMFF 2010!
Encore toute une soirée de cinéma d'aventure et de montagnes hier, bien que l'accent soit plus mis cette année sur la performance sportive que sur l'émotion. La tournée du Festival du film de montagne de Banff passait chez nous.
Signatures : Canvas of snow
Le plus beau film de ski et de snow que j'ai vu. Tout l'accent a été mis sur la beauté de l'image, le paysage, la lumière, les prises de vue, plutôt que les performances. Ça aurait pu être beaucoup plus long que ce petit 16 minutes, je ne me serais jamais tannée. Aussi, un art dont j'ignorais l'existence : le noboarding, ou comment descendre une piste enneigée les deux pieds sur une planche sans fixation. Un art je vous dis. Un petit quart d'heure en culture japonaise.
Africa revolutions tour
L'image résume pas mal l'esprit du film... 7 gars téméraires qui décident d'aller ouvrir en kayak des sections de rivières très tumultueuses et peu fréquentées d'Afrique du sud est. Une fille se joindra à eux, pour faire la promotion et donner dans plusieurs villages un poêle à l'énergie solaire capable de faire bouillir 60 gallons d'eau par jour, ou de cuire des repas pour 200 personnes. Quand même! C'est significatif et c'est de l'énergie gratuite... la cause est noble. Côté images de kayak, c'est intéressant. Et je rapporte l'expression utilisée par l'animateur de la soirée pour décrire l'expérience : comme des bouchons de liège dans un lave-vaisselle. Par rapport à la façon dont la mission humanitaire est apportée, je sais pas. J'ai quelques réserves que je m'explique mal. C'est comme si les gars se sentaient un peu coupables d'aller tripper en Afrique, et se déculpabilisaient avec cette mission parallèle. Ça passait plutôt mal dans le film, à mon avis. Peut-être à cause de la façon dont il a été monté. C'est peut-être juste moi aussi.
Take a seat
Pour moi l'expression de l'aventure la plus pure. Dominic Gill, un anglais idéaliste, fait le pari de traverser les trois Amériques, du nord de l'Alaska à la terre de feu, à bord d'un tandem. Il tentera tout au long de son parcours de convaincre des gens de pédaler avec lui pour l'aider à réaliser son pari. Deux ans et demi et 270 nouveaux amis plus tard c'est mission accomplie. Il a filmé lui-même tout son périple et nous en présente les faits marquants avec humour. Les rencontres seront significatives, mais les moments de solitude viendront aussi troubler le cycliste.
First ascent : alone on the wall
Grimper en solo, ça ne veut pas vraiment dire grimper tout seul. C'est grimper sans aucune protection. Sans harnais, sans corde, aucun ancrage. Un homme, et la paroi. Alex Honnold (sais pas s'il a changé son nom pour la cause) en fait sa spécialité. Et il a décidé d'attaquer un mur de pierre qui fait 1600 m. Habituellement, les grimpeurs prudents font ce mur en 5 jours. Il aura une seule chance, aucune pause. Et il va réussir. Ce qui me fascine dans tout ça, c'est la confiance en ses moyens inébranlable que ça prend. Comment on fait pour se convaincre, au sol, qu'on est capable de faire ce qui n'a jamais été fait? Une fois partie, il n'y a aucune place pour le doute. Douter c'est mourir. Juste des mouvements parfaits, enchaînés les uns aux autres, dans une chorégraphie qui paraît avoir été répétée des milliers de fois. Les grimpeurs sont des chats.
First Ascent : the impossible climb
Un autre chat, Chris Sharma, qui s'attache celui-là. Avec une tête de cochon, qui s'acharne sur un mur jusqu'à ce qu'il réussisse. Un bel exploit pour le sport, de belles images. Un modèle de persévérance. Je n'en retire pas grand chose de plus.
Signatures : Canvas of snow
Le plus beau film de ski et de snow que j'ai vu. Tout l'accent a été mis sur la beauté de l'image, le paysage, la lumière, les prises de vue, plutôt que les performances. Ça aurait pu être beaucoup plus long que ce petit 16 minutes, je ne me serais jamais tannée. Aussi, un art dont j'ignorais l'existence : le noboarding, ou comment descendre une piste enneigée les deux pieds sur une planche sans fixation. Un art je vous dis. Un petit quart d'heure en culture japonaise.Africa revolutions tour
L'image résume pas mal l'esprit du film... 7 gars téméraires qui décident d'aller ouvrir en kayak des sections de rivières très tumultueuses et peu fréquentées d'Afrique du sud est. Une fille se joindra à eux, pour faire la promotion et donner dans plusieurs villages un poêle à l'énergie solaire capable de faire bouillir 60 gallons d'eau par jour, ou de cuire des repas pour 200 personnes. Quand même! C'est significatif et c'est de l'énergie gratuite... la cause est noble. Côté images de kayak, c'est intéressant. Et je rapporte l'expression utilisée par l'animateur de la soirée pour décrire l'expérience : comme des bouchons de liège dans un lave-vaisselle. Par rapport à la façon dont la mission humanitaire est apportée, je sais pas. J'ai quelques réserves que je m'explique mal. C'est comme si les gars se sentaient un peu coupables d'aller tripper en Afrique, et se déculpabilisaient avec cette mission parallèle. Ça passait plutôt mal dans le film, à mon avis. Peut-être à cause de la façon dont il a été monté. C'est peut-être juste moi aussi.Take a seat
Pour moi l'expression de l'aventure la plus pure. Dominic Gill, un anglais idéaliste, fait le pari de traverser les trois Amériques, du nord de l'Alaska à la terre de feu, à bord d'un tandem. Il tentera tout au long de son parcours de convaincre des gens de pédaler avec lui pour l'aider à réaliser son pari. Deux ans et demi et 270 nouveaux amis plus tard c'est mission accomplie. Il a filmé lui-même tout son périple et nous en présente les faits marquants avec humour. Les rencontres seront significatives, mais les moments de solitude viendront aussi troubler le cycliste.First ascent : alone on the wall
Grimper en solo, ça ne veut pas vraiment dire grimper tout seul. C'est grimper sans aucune protection. Sans harnais, sans corde, aucun ancrage. Un homme, et la paroi. Alex Honnold (sais pas s'il a changé son nom pour la cause) en fait sa spécialité. Et il a décidé d'attaquer un mur de pierre qui fait 1600 m. Habituellement, les grimpeurs prudents font ce mur en 5 jours. Il aura une seule chance, aucune pause. Et il va réussir. Ce qui me fascine dans tout ça, c'est la confiance en ses moyens inébranlable que ça prend. Comment on fait pour se convaincre, au sol, qu'on est capable de faire ce qui n'a jamais été fait? Une fois partie, il n'y a aucune place pour le doute. Douter c'est mourir. Juste des mouvements parfaits, enchaînés les uns aux autres, dans une chorégraphie qui paraît avoir été répétée des milliers de fois. Les grimpeurs sont des chats.First Ascent : the impossible climb
Un autre chat, Chris Sharma, qui s'attache celui-là. Avec une tête de cochon, qui s'acharne sur un mur jusqu'à ce qu'il réussisse. Un bel exploit pour le sport, de belles images. Un modèle de persévérance. Je n'en retire pas grand chose de plus.
Inscription à :
Articles (Atom)