vendredi 21 mars 2008

Hypocrisie du système

Quand on parle de public versus privé dans le système de santé, j'suis toujours un peu déchirée entre le droit légitime à l'accès au soins le plus rapidement possible et l'accès gratuit garanti pour tous. Je n'ai à la base aucun problème à ce que des plus fortunés payent pour des examens ou des chirurgies couverts par l'assurance maladie afin de bypasser les listes d'attente TANT ET AUSSI LONGTEMPS que ça ne risque pas de priver des gens plus démunis de services ou d'augmenter leur délai d'attente qui est déjà beaucoup trop long.

Qu'on se le tienne pour dit, un travailleur couvert par la SAAQ en attente d'une résonance magnétique non urgente pendant 6 mois, ça coûte cher à tout le monde. C'est à mon sens pas mal gagnant de l'envoyer passer l'examen en privé, ça coûte le même prix à la SAAQ qui rembourserait la RAMQ anyway, et il risque de retourner à son emploi bien plus rapidement.

Dans ma grande naïveté, je pensais qu'au Québec on pouvait encore se venter de notre système de santé pour ses valeurs d'universalité et de gratuité. Je viens de me rendre compte que je me fourrais le doigt dans l'oeil jusqu'au coude et j'ai appris plein de choses intéressantes dans un dossier consacré au privé en santé au Québec dans l'Actualité de ce mois-ci.

J'ignorais l'existence du jugement Chaoulli, prononcé en 2005, qui rend légal l'achat d'une assurance maladie privée pour la bonne raison que d'interdire de s'en procurer une revient dans certains cas à porter atteinte la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne qui sont protégés par la Charte canadienne, en raison des listes d'attente interminables pour avoir accès à certains soins. Déjà là, on ouvre la porte aux moins fortunés qui pourraient alors profiter du système privé, et on donne une raison d'être à ce dit système. Je dis moins fortunés et non plus démunis, faut quand même la payer la dite assurance.

J'ignorais aussi qu'un médecin qui pratique dans le public ne peut se dissocier en partie de l'assurance maladie pour certaines interventions qu'il ferait à son compte. S'il souhaite pratiquer en privé, c'est en privé seulement, sauf pour les radiologiste qui échappent à ce règlement. Ça veut dire qu'un médecin qui pratique en privé, c'est définitivement un médecin de moins dans le système public. AAAARRRRKKKK C'est là que je commence à être dégoûtée.

J'ai aussi appris qu'on a tellement un système privé développé et efficace que même les patients pressés des autres provinces viennent se faire soigner chez nous en privé!!!!!!! En plus de sortir des médecins du public supposément pour diminuer les listes d'attente, ces mêmes médecins soignent des patients ayant chez eux accès à un système tout aussi universel et gratuit. Ça c'est pas mal le comble...

Comment est-ce qu'on peut créer un système hybride cohérent dans ces conditions-là?? La porte est grande ouverte au dérapage et c'est déjà commencé...

mardi 18 mars 2008

Sortez-moi de moi!

De ma tête. J'suis trop là les derniers jours, c'est pénible. Vivement le weekend, frérot, les copains, la famille, la cabane, la campagne, le grand air, respirer du soleil et de la bonne humeur...

dimanche 16 mars 2008

L'inaccessible

J'suis allée voir Borderline cet après-midi. Et j'suis rentrée à pieds, à bout de souffle à force d'étouffer les sanglots que je souhaitais garder coincés dans ma gorge.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas été bouleversée à ce point par un film. Et j'ai cherché un bout de temps pourquoi. C'est vraiment loin de ma réalité, au fond, tout ça. Peu à peu des images sont remontées que je pouvais raccrocher à ce que je venais de voir.

Une ado qui me criait par la tête, obligée par le système de me voir, à laquelle j'avais juste envie de recracher toute son agressivité, sachant bien qu'en-dessous de ça y'avait une souffrance à laquelle je n'avais pas accès.

Une maman qui éclate littéralement devant moi et coupe la communication durant une intervention, me laissant complètement sans moyen pour aider sa jeune.

Un homme qui s'attaque à mon intégrité et me laisse bien ébranlée, comme il l'a fait probablement avec toutes les femmes qu'il a croisées auparavant dans sa vie.

Un autre, en si profonde détresse qu'il urine entre les barres parallèles, en plein gymnase, incapable d'exprimer le plus élémentaire besoin.

Tous des moments où le contact est rompu, où je n'ai pas vu la brèche, où je me suis sentie pieds et poings liés, incapable, inutile, démunie. Comme devant Kiki, qui contrôle avec sa brèche, qui peut te retourner dans tes shorts le temps de le dire, bardée de défenses d'un kilomètre d'épais. Comme, surtout, sa mère. Plus souvent qu'autrement complètement isolée de la réalité.

De ne pas pouvoir toucher, ça me tue.

vendredi 14 mars 2008

Le comble de l'anti libre-choix

Tiré de l'Actualité de cette semaine...

Le représentant républicain du Mississippi a déposé un projet de loi visant l'installation de pèse-personnes à l'entrée de chacun des restaurants de son état pour permettre le calcul l'indice de masse corporelle de chaque client qui souhaite y entrer. Les obèses resteraient dehors et les établissements contrevenant pourraient perdre leur permis d'exploitation. Non mais y'a toujours ben des limites...

jeudi 13 mars 2008

Amusant

Piqué chez Mathieu. J'y apprends que je suis née un mercredi, en plein milieu de semaine, que ma planète est Mercure (c'est chaud!), ma couleur le gris (c'est plate), ma pierre le jaspe (joli) et que mon chiffre de naissance est le 8, ce qui fait de moi quelqu'un de concret, de chanceux en politique et dans mes investissements à condition que je freine mon imagination... (what the?)

J'étais un homme dans ma vie précédente, fin des années 1700, apparemment un matelot ou un cordonnier (un matelot!!!). J'étais alors attirée par la nouveauté et les changements. La leçon apprise dans le passé : il existe un lien invisible entre le monde matériel et le monde spirituel. Votre leçon consiste à chercher, trouver et utiliser ce pont magique. Éclairez-moi quelqu'un...

mercredi 12 mars 2008

Liberté cybernétique

De plus en plus de gens sont emprisonnés pour avoir exprimé sur le net une opinion qui ne plaît pas à leurs chefs d'état. Reporters sans frontières organise une cybermanif contre la censure. Vous avez jusqu'à 5h30 demain pour participer. Le site est vraiment bien fait. Ça prend 30 secondes.

mardi 11 mars 2008

Mise à jour

Formation RCR aujourd'hui... Je vais toujours là à reculons. J'ai été sauveteure (firefox dit sauveteuse mais c'est laid) plusieurs années, les techniques je les connais et généralement je n'apprends pas grand chose. J'ai l'impression de perdre mon temps. Mais aujourd'hui grâce à notre colorée super formatrice Chantale, j'suis sûre qu'il y avait un e, hyperdynamique avec un accent, québécois mais tout un accent pareil, j'ai appris plein de choses plus ou moins pertinentes.

En fait les techniques ont vraiment changé. Ceux qui connaissent déjà la base vont suivre, les autres je vous encourage fortement à aller vous former. Ça ne coûte presque rien et les personnes avec lesquelles vous risquez le plus d'utiliser les techniques sont malheureusement vos proches.

En gros, tout est simplifié.

- Dans l'ABC, on commence les compressions thoraciques dès qu'on constate que la victime ne respire pas mais que les voies respiratoires sont libres. Fini la prise de pouls.

- On place les mains au milieu du thorax de la victime, oubliez le positionnement en suivant les côtes. Perte de temps.

- On fait 5 cycles de 30 compressions pour 2 insufflations. Ça doit prendre environ 2 minutes, 2 compressions par seconde. C'est pas mal plus rapide.

- On vérifie la respiration après chaque 2 minutes de manœuvres.

- C'est le même principe à deux secouristes, face à face de chaque côté de la victime, du 30/2, 5 fois et on change de place à chaque 2 minutes. On se fatigue pas mal moins vite.

- Ils n'enseignent plus la subluxation de la mâchoire dans les cas de trauma. C'est encore adéquat comme technique, mais pour les débutants, un peu complexe et surtout difficile à pratiquer avec un mannequin. Ils recommandent maintenant de basculer progressivement la tête vers l'arrière jusqu'à ce que les voies respiratoires soient suffisamment ouvertes.

- On ne dit plus appendice xyphoïde mais bien xyxphoïde, par le même principe, dyspnée a été remplacé par dysphsnée.

Voilà! Si vous voulez des précisions demandez! Pis en situation d'urgence, le pire que vous pouvez faire c'est de ne rien faire...