vendredi 23 mai 2008

Message d'intérêt public

À tous les virus de la Terre. J'ai cru sentir les débuts d'une agression subtile de votre part depuis 2-3 jours dans le fond de ma gorge et depuis hier au niveau des bronches. Le savez-vous que c'est pas le temps pantoute??? Qu'on est dans le jus au travail, qu'on fonctionne déjà avec la moitié de l'équipe habituelle? Qu'y'a une compétition de bateau dans moins d'un mois? Que le soleil va être là en fin de semaine et que je veux aller en vélo? Que j'ai juste pas le temps d'être malade?

Je jure que je prendrai tous les moyens pour vous tenir à distance. Je sors tout de suite l'eau chaude, le miel et le citron et je dors tout ce que je peux en fin de semaine. Si vraiment vous ne pouvez pas faire autrement, s'il-vous-plaît, frappez dur et fort mais pas longtemps. Lundi faut que je sois top shape.

mélou la lune

Bière avec les copines annulées ce soir... Celle qui suggérait m'a choké (salut Jass!!) parce que je brettais 5 minutes de trop au travail. En allant reconduire Marie-Jo on décide de prendre la bière sur son balcon après le déluge en regardant un arc-en-ciel plutôt qu'au bar, et de fil en aiguille de nous faire venir à souper, et de terminer ça au cinéma. Belle petite soirée improvisée, mais c'est pas ça le point.

En me regardant les pattes, les pieds accotés sur la rampe du balcon, je constate tout d'un coup que j'ai pas deux sandales pareilles dans les pieds!!! Bon à les regarder vite elles se ressemblent mais ce n'est clairement pas la même paire. Ça doit faire 2-3 semaines que je me promène avec ça dans les pieds. Pas fort fort...

En fouillant dans le fond de mon garde-robe j'ai trouvé la deuxième de chaque paire. Pas lunatique moi pourtant, ou si peu. Je commence à avoir des doutes-là.

ça fait 100

Ben c'est ça... ça va vite pareil!

mercredi 21 mai 2008

Les codes

Je reviens chez moi après l'entraînement de bateau. Au coin de ma rue, une femme dans la cinquantaine fait signe aux voitures d'arrêter, elle se tient presqu'au milieu de ma voie. Croyant à un problème, bien naïve que je suis parfois, je m'arrête. Elle ouvre la portière côté passager et me demande un lift deux rues plus loin... C'est quoi l'affaire??? Je lui dit que je ne vais pas dans cette direction. Elle insiste et me demande où je vais!! Je lui réponds que ça ne la regarde pas et l'invite dans des termes polis mais clairs et directs à refermer la porte.

J'peux pas croire qu'elle était assez mal prise physiquement pour pas marcher les 3 minutes que ça prend. En plus, y'a un code universel sur la planète entière je crois qui existe pour ces situations-là. Il indique clairement l'intention de la personne qui l'utilise et évite d'emmerder les conducteurs qui ne sont pas intéressés. Quand on veut un lift on fait du pouce.

mardi 20 mai 2008

Moment déchirant du jour

"Maman? Je veux un papa."
Audrey-Anne 6 ans

lundi 19 mai 2008

Le risque

Belle fin de semaine sous le soleil! Courte quand même, je travaillais aujourd'hui, moi. On a commencé ça avec une rando avec le club de marche dans le parc de la Batiscan, guidée par le beau-père. Un petit 10 km sur terrain plutôt plat, de quoi délier les jambes en début de saison. Au tiers du parcours, on a une petite rivière à traverser. Au plus 7 à 8 mètres de large et 6 pouces d'eau. Y'a quand même un peu de courant. Généralement à cette endroit une passerelle permet de passer à pied sec. Elle n'est pas encore installée.

Trois plans s'offrent à nous. Un : retirer bottes et bas et traverser les pieds dans l'eau, entre les roches. Deux, essayer de trouver un chemin tout près sur les roches, à pied sec autant que possible. Trois, grimper une section assez abrupte, pour aller voir plus en amont, redescendre au bord de l'eau et trouver un gué à cet endroit. On était une vingtaine. Ce que je n'aime pas des sorties de groupe, c'est le niaisage. Desfois rallier tout le monde à une solution c'est long...... et ma fibre indépendantiste (c'est pas ça qu'il faut dire mais ça me plaît) finit généralement par s'exprimer. Voyant que ça s'étirait, je retire mes bottes et jette un coup d'oeil au beau-père, lui demandant silencieusement son autorisation en tant qu'organisateur. Il me fait signe d'y aller. Ma mère et deux autres femmes du groupe ont essayé le plan 2 et le reste du groupe grimpe déjà.

1 minute plus tard, je fais le lézard sur une roche plate, je profite du soleil, je grignote une pomme, je me sèche les pieds et me rechausse, et je regarde le spectacle. Le grand groupe termine la montée et se dirige en amont. Les guides sont déjà rendus et cherchent des roches suffisamment proches pour faire traverser les madames. Les trois autres ont amorcé la traversée, sautant tant bien que mal de roche en roche. Le spectacle se passait là... 2 sur trois sont finalement tombées à l'eau en sautant sur la rive. Heureusement aucun blessé. Mais ça aurait pu. Le reste du groupe a eu l'avantage de bénéficier des peu nombreux hommes galants qui les ont aidées dans une traversée qui ne fut pas des plus facile à ce que j'ai compris.

De mon point de vue, mon option était la plus sage, la moins longue, la plus facile, la moins risquée. Passer proche de me péter la gueule sur les roches, très peu pour moi. Je ne suis pas non plus fan des montées abruptes. Hors, je me suis fait un peu reprocher mon imprudence d'avoir traversé seule. Les roches étaient glissantes (qu'en savez-vous, aviez-vous les pieds dessus?), il y avait du courant (dans 6 pouces d'eau, on s'entend...).

On dort et on risque les araignées. On se lève le matin et ça continue. On conduit et un accident est si vite arrivé. On pratique un sport et on risque une blessure. On choisit le sofa et on risque pire. On aime et on risque de perdre. Tout le temps. Est-ce que le risque c'est nécessairement la peur? Est-ce que cette chienne-là peut être assez forte pour empêcher un cœur d'aimer?

full dégueu!!!

Depuis 4-5 jours j'ai une plaque rouge un peu plus grande qu'une pièce de deux dollars qui est apparue au niveau des dernières côtes, et qui tend à agrandir. J'ai pensé que c'était de l'eczéma, vu le stress des dernières semaines et que j'en ai déjà fait. Mais c'était pas vraiment pareil, ça brûle plus que ça démange... Y'avait l'hypothèse d'un zona qui était sur la table (arkk). J'ai réussi à accrocher un médecin aujourd'hui au travail. On oublie le zona. À son avis ça ressemble à une morsure d'araignée. Je me serais fait mordre pendant mon sommeil. Je n'ai pas dormi ailleurs que dans mon lit... Je n'en ai pas eu connaissance. Si y'a une affaire qui m'écoeure dans la vie c'est les bibittes dans la maison. Les araignées c'est comme le top du dégueu... En plus le doc m'a dit que la rougeur peut agrandir jusqu'à un mois après la morsure. UN MOIS!!! Ça va avoir l'air de quoi? J'pense que je ne dormirai plus jamais.