jeudi 13 novembre 2008

Maud Fontenoy à contre-courant

de Luc Marescot.


Y'a des films qui font vibrer particulièrement certaines cordes plus sensibles. Quand trois d'entre elles se trouvent touchées en même temps, ça donne un accord où se mêlent l'admiration, des envies de voyage et de découverte, d'affront des éléments, de remise en question, d'accomplissement autrement.

Maud Fontenoy décide, pour démontrer à des enfants venant de milieux défavorisés qu'avec de la détermination rien n'est impossible, de faire un tour de la Terre, à voile, en solo, et à contre-courant. Personne ne l'a jamais fait.

Les gamins vont l'accompagner pendant tout son voyage qui durera 5 mois. Elle leur fait parvenir régulièrement un petit bout de son journal de bord. Ils se mettent à la lecture, et à l'écriture pour pouvoir lui répondre en mots d'encouragement. Toutes les facettes de l'aventure deviennent des outils pédagogiques. Les dimensions du bateau servent aux maths, l'institutrice invente des mises en situation où les jeunes doivent courir d'un bout à l'autre d'un bateau imaginaire pendant la tempête. Surtout, ils partent à la recherche de leur rêve et constatent en voyant Maud réussir dans les pires épreuves (ouais vraiment les pires) qu'à force de détermination on peut toujours triompher de l'adversité. "Fais de ta vie un rêve et de ton rêve une réalité". "Ne laisse personne te dire que c'est impossible". Et l'impossible ils le réalisent. Ils parviennent à mieux s'exprimer, lire, écrire en s'inspirant de l'exemple de Maud. Ils deviennent déjà de meilleures petites personnes, pas nécessairement par leurs connaissances, par leur attitude.

Dans le film selon moi il y a vraiment deux héroïnes. Y'a Maud. Humble. Qui peine, lutte contre les vagues et les vents à écorner des rhinocéros, les avaries. Qui souffre. Qui a peur. Qui pleure. Qui se ressaisie aussi, qui profite des accalmies et qui même quand ça semble impossible trouve les ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Et y'a madame Busson qui fait le pont entre la navigatrice et les jeunes, qui a compris comment accrocher ses jeunes. Qui transforme une trentaine de petites vies pour toujours.

Je ne sais pas tout à fait ce que je veux, encore moins quelle forme ça va prendre. Mais y'a certainement quelque chose de grand qui m'attend pour que cette histoire-là me torde les tripes comme ça.

FIFAM

C'était hier soir. La programmation allait comme ça :

The Crack Addict - Ian Bergeron

Bonne chance pour essayer de trouver des liens intéressants avec ces trois mots... En plus en ajoutant escalade j'ai gagné des voitures dans ma recherche. Super!


C'est un court film sympa qui fait le portrait d'un grimpeur originaire du Bas-du-Fleuve. Les prises de vue sont assez spectaculaires, j'aurais aimé qu'on décrive mieux les endroits où il a réussi ses exploits. J'apprécie toujours les films d'escalade, particulièrement ceux des grimpeurs de craques à cause du défi physique que cela représente, et du pied de nez qu'ils font à la gravité. La soirée débutait bien.

Trip Box 2 & 3 - Denis Raffault


Personnellement j'ai moins aimé... Le concept est intéressant, un mélange d'animation avec de vraies images de base jumping, mais l'aspect fiction dessin animé m'a empêchée d'apprécier la performance des aventuriers et les paysages.

Finding Life - Elia Saikaly


Dans ces soirées il y a toujours un film qui raconte l'histoire d'un aventurier qu'on finit par considérer un peu comme un illuminé. C'était celui-là. Quand au-delà de l'aventure, du défi personnel, de la préparation physique et matérielle entre en ligne de compte un aspect spirituel très fort, une sorte de mission, j'ai plus de difficulté à embarquer.

Elia va refaire le treck de son mentor mort dans une expédition vers le toit du monde. Évidemment les paysages sont splendides, la qualité technique du film est exceptionnelle. Mais je n'ai pas embarqué.

En bonus on avait

Psyche : Patagonian Winter - Alastair Lee



Je comprends bien l'anglais quand il est compréhensible. Les accents qu'ils avaient ces deux Anglais!!! Et le film n'était même pas sous-titré... Ça m'a coupé une bonne partie du fun.

En bref, une expé en plein hiver qui n'a pas fonctionné, deux rigolos qui passent quatre jours à regarder une tempête passer, coincés dans leur "hell hole" comme ils appellent eux-même leur abri de fortune.

Le meilleur film de la soirée vaut un billet à lui tout seul.

Tabou

L'événement dans la famille d'un collègue absent depuis quelques semaines, on a appris aujourd'hui que c'était une tentative de suicide. Volontairement, ce collègue, ses proches et mes patrons ont initialement transformé une intoxication au monoxyde de carbone en accident de voiture.

Aujourd'hui, après avoir consulté la famille, il a décidé de nous écrire la vérité, afin de se préparer un retour plus confortable au travail. Pour éviter les questions qui vont à chaque fois sans doute le bouleverser.

Évidemment toute notre perception de la situation est changée. C'est sûr qu'on réagit différemment quand on apprend une tentative de suicide versus un accident!

Est-ce que la famille se sent coupable de ne pas avoir vu venir le coup? De ne pas avoir pu aider à temps? Comment la victime va-t-elle pouvoir s'impliquer dans une réadaptation alors qu'elle souhaitait mourir?

Pourquoi ne pas avoir dit du premier coup la vérité? Qu'est-ce qu'il y a de si honteux dans tout ça? Je ne veux pas juger... La personne dont je parle est un humain, dans le plus beau sens du terme, que je respecte beaucoup.

Je trouve que cette attitude dans un contexte semblable reflète bien tout le travail qu'il reste à faire en prévention au niveau de la santé mentale... Si on cache les difficultés de nos proches comme des maladies vénériennes, comment les gens en détresse peuvent-ils espérer confier leur mal de vivre sans crainte!

mercredi 12 novembre 2008

Tassez-vous!!!

Je file vraiment malcommode aujourd'hui... Les clients c'est pas vos babounes qui vont me calmer certain! Attelez-vous ça va y aller par là.

lundi 10 novembre 2008

Ducon euhhh mont

N'importe quelle controverse devient prétexte à se transformer en enjeu électoral. C'est comme Charest qui s'est fait élire sur les défusions... On s'en souvient!

On entend depuis plusieurs mois la grogne de certains parents crinqués par je ne sais qui qui s'opposent au cours d'éthique et culture religieuse, allant jusqu'à retirer leurs élèves des cours et subissant les réprimandes de la direction. Le chef de l'ADQ se prononce en faveur d'un moratoire sur ce programme scolaire avec pour principal argument que l'État s'est "donné les moyens d'« obliger les enfants à suivre des cours qui vont à l'encontre des principes ou valeurs familiales »".

Mais de quelle façon un contenu tel que :
  • Réfléchir sur des questions éthiques;
  • Manifester une compréhension du phénomène religieux;
  • Pratiquer le dialogue.
Va à l'encontre les valeurs familiales?????

Expliquez-moi quelqu'un... On peut protéger notre culture sans refuser de s'ouvrir à celle des autres non? Pis si on se comprenait plus, me semble que ça ferait moins de chicane...

Les détails ici.

dimanche 9 novembre 2008

Tête à claques

Ça y est. Depuis vendredi dernier et pour le prochain mois on voit la face du PM partout en ville.

Une autre question

Ma semaine s'est terminée sur un grand débat chez Patate. Une autre question m'attendait dans la campagne mauricienne...

Le bébé secoué est-il victime d'un traumatisme volontaire?

Ou à quel point le parent qui, exaspéré, perd le contrôle et brasse son bébé a-t-il posé un geste volontaire finalement?

Est-ce que les parents sont conscients avant de poser un tel geste des conséquences qu'il peut avoir? De comment ça change dramatiquement une vie un petit cerveau qui rebondit sur les parois du crâne?

Je n'ai pas le goût, sur une question comme ça, de donner le bénéfice du doute au parent. Ça a beau ne pas être prémédité, qui ignore que c'est fragile une petite puce de quelques jours?

Pis dans notre système, à moins que la défense démontre que l'agresseur était en psychose au moment de poser des gestes violents, il est tenu responsable non? Peu importe si la conséquence des coups dépasse l'intention... Vous pensez quoi?